
Comment traduire ce qui résiste ? La scène contemporaine des États-Unis pose ce défi à la langue française en multipliant les variétés de registres et d’accents, les nuances d’inflexion et de rythme, les jeux sur les images ou les implicites culturels. C’est notamment le cas des écritures innovantes et explosives que sont le théâtre afro-américain et le théâtre autochtone, où la poétique de l’écart et de la discordance vient sous-tendre, dans la chair du texte, la résonance politique.
Prenant à bras-le-corps ce défi de l’altérité, une résidence de traduction est organisée du 19 au 24 octobre 2026 à La Chartreuse (Centre national des écritures du spectacle). Cette résidence rassemblera chercheuses et chercheurs, artistes de théâtre et traductrices autour de pièces étasuniennes contemporaines, aussi belles et exigeantes que nécessaires, pour leur trouver, au creuset de l’invention collective, une voix en français.
L’axe Théâtre sera représenté via la participation de Julie Vatain-Corfdir, dans le cadre de sa contribution au programme ACTiF (2024-2028), projet ANR qui s’intéresse à la présence du théâtre étatsunien en France, en analyse les logiques d’importation, et coordonne la publication de six nouvelles traductions de pièces contemporaines.
Institution associée : Maison Antoine Vitez
Participant.e.s : Vanessa Amaral, Raymond Dikoumé, Casseline Gilet, Emeline Jouve, Xavier Lemoine, Adélaïde Pralon, Kevin Smith, Julie Vatain-Corfdir

