VALE : Voix Anglophones Littérature et Esthétique

PRESENTATION DU THEME 2021-2023: « A table! »

Texte de cadrage à venir

Du repas totémique primitif à la Cène de la crucifixion, les cultures européenne et nord-américaine sont hantées par ce rituel qui unit les hommes et les femmes en les invitant à « passer à table ». Manger ensemble : peinture, littérature, cinéma, récits de vie, se sont depuis toujours emparés de ce moment privilégié dans la vie des communautés. C’est bien sûr que se met en jeu par la même occasion une différence fondamentale, à l’origine de toute civilisation, celle qui oppose le cru et le cuit. Mais le repas est aussi très souvent un moment de crise dans l’harmonie fantasmée du partage de la nourriture.  Un invité peut se « mettre à table » et précipiter un éclatement de la société, un effondrement de ce qui la structure… Que mange-t-on ? Ne fait-on que manger ?  Et que font les arts lorsqu’ils se penchent sur cette table ? Les questions connexes seront celles du tabou, de l’animal, du cannibale, du vampire, du sauvage, du parasite, etc.  Outre des spécialistes des champs qui nous sont propres, pourront être invités au séminaire de VALE psychanalystes, historiens, ethnologues, sociologues, etc.

PROGRAMME 2021-2022 (à venir)

Le séminiare VALE a lieu le jeudi de 17 h 30 à 19 h 30, en hybride, Bibliothèque de l’UFR.

7 octobre

25 novembre

20 janvier 2022: Journée VALE

17 février:

24 mars:

14 avril:

19 mai:

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PRESENTATION DU THEME 2018-2021: « La Réception »

Texte de cadrage: ci-contre

PROGRAMME 2020-2021

  • NB: Les séminaires ont lieu de 17 h 30 à 19 h 30, sauf exception
  • Attention Horaire exceptionnel: 13 h 00 – 14 h 30, 19 novembre 2020, Séminaire de rentrée : Glenn Roe (Sorbonne Université): « Les humanités numériques et la réception » (Salle D. 413 et par zoom en simultané).
  • 21 janvier 2021, AG annuelle de VALE.
  • Jeudi 4 mars: Joad Raymond (Queen Mary, University of London): “The News imaginary.”
  • Jeudi 15 avril: John McLeod (University of Leeds): “Writing the Trespasser: Race and Reception in Caryl Phillips’s Northern Lights”. Séance commune avec le séminaire “tranculturalismes”.
  • Jeudi 6 mai: Christine Lorre (Université Paris 3-Sorbonne nouvelle), “La réception de la littérature postcoloniale: vers une « décolonisation de l’imaginaire » ?
  • 25-26-27 juin 2021, COLLOQUE DE VALE SUR LA RECEPTION. (programme à suivre)

Pour le CFP, voir ici.


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PROGRAMME 2019-2020

Les séances ont lieu de 17 h 30 à 19 h 30 dans la Bibliothèque de l’UFR, sauf mention contraire.

10 Octobre: J.-J. Lecercle (Paris Nanterre), “Interpellation, réception, contre-interpellation”

28 novembre: Ariane Hudelet (Paris Diderot), “Séries télévisées et contours du littéraire : enjeux de réception des « romans de prime-time”

(reporté en raison des grèves) 12 Décembre: Roger Chartier (Collège de France), “L’histoire du livre permet-elle de repenser une histoire de la réception”

16 Janvier: Journée VALE et AG annuelle

30 janvier 2020: Lionel Pilkington (NUI Galway), “Moving Statues: theatrical performance and problems of reception”

5 mars : Alain Viala (University of Oxford), “La réception: probématique et propositions pragmatiques, agrémentées d’un exemple galant”.

(séance reportée) 2 avril : Glenn Roe (Sorbonne Université), “Les humanités numériques et la réception des auteurs?”

(séance reportée) 14 mai : Christine Lorre (Sorbonne Nouvelle – Paris 3), « La réception de la littérature postcoloniale et la question de son marché littéraire »

(séance annulée) 18 juin: Roger Chartier (Collège de France), “L’histoire du livre permet-elle de repenser une histoire de la réception”

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PROGRAMME 2018-2019

8 novembre 2018: Séance de Cadrage 1

13 décembre 2018: Séance de Cadrage 2

7 février 2019: Peter Boxall (University of Sussex; Professeur invité, Sorbonne Université): « All twined together: Proust, Joyce, Beckett ».

This paper addresses Beckett’s reception of Joyce and Proust, in terms of the ways in which all three writers account for the relation between mind and its various biopolitical extensions. Marcel writes, in Proust’s A la recherche, that the ‘contradiction of survival and annihilation’ are ‘strangely intertwined within me’, and this twining is central to Proust’s imaginative apparatus. It is a central aim also of Joyce’s work to give aesthetic expression to the weaving of material forms around the ‘impalpable, imperishable’ movement of mind, in order to test the tensile strength of what Joyce calls the ‘strandentwining cable of all flesh’. This paper will explore this twining in Proust and in Joyce, as it works through Beckett’s writing, from Dream of Fair to Middling Women to Worstward Ho.

  •  14 mars 2019: « La traduction est-elle une forme de réception ? L’exemple des nouvelles de Virginia Woolf ». Table ronde animée par Anne-Florence Quaireau (Sorbonne Université), avec la participation de Bernardo Toro (éditeur), Florence Didier-Lambert (Revue Rue Saint-Ambroise), Susan Pickford et Denis Lagae-Delvodère (Sorbonne Université

La traduction est-elle une forme de réception ? À l’occasion de la publication de nouvelles traductions de 18 nouvelles de Virginia Woolf par les éditions Rue Saint-Ambroise, nous nous interrogerons sur la façon dont la traduction influence la réception d’un texte, et nous demanderons dans quelle mesure elle constitue elle-même une forme de réception. Cette table ronde sera l’occasion de croiser les perspectives de différents acteurs de la réception (éditeur, traducteurs, nouvellistes, universitaires), tous en premier lieu lecteurs.

  • 11 avril 2019 : Charlotte Ribeyrol (Sorbonne Université) : « Chromotope : couleur et réception ».

Le 4 février 1884 John Ruskin annonce à son auditoire londonien l’apparition d’un phénomène météorologique nouveau, une nuée orageuse (« storm-cloud ») et pestilentielle (« plague-cloud ») dont l’existence était inconnue d’Homère et de Chaucer. Citant son propre journal à l’appui, il explique que ce voile noir (« black veil »), né de la fumée des cheminées des usines avoisinantes, lui est apparu pour la première fois en 1871, lors d’une promenade dans la campagne oxonienne. Pour Ruskin, l’industrialisation s’apparente en effet à une décoloration («blanch[ing] ») du monde, que seules les couleurs sacrées (« sanctifying colour ») d’un passé idéalisé pourraient pallier. Pourtant, la révolution industrielle fut aussi une révolution de la couleur – à l’image des colorants d’aniline inventés dans le sillage de la mauvéine de William Perkin. Mais de ces couleurs extraites du goudron de houille, Ruskin, et William Morris à sa suite, ne veulent point, en raison de leur brillance factice et éphémère. Dans la seconde moitié du XIXème siècle, la matière chromatique conjugue ainsi des temporalités complexes et se charge d’histoire(s), dont le projet ERC « CHROMOTOPE » (2019-2024) s’est donné pour objectif d’explorer les réceptions plurielles. Croisant littérature, culture visuelle, chimie, anthropologie et archéologie, ce programme de recherche analyse l’impact du tournant chromatique («chromatic turn ») qui s’opère alors en Europe. Cette communication sera l’occasion d’en présenter les principaux enjeux ainsi que les résultats attendus, en particulier l’exposition « Glowing colour, From Turner to Whistler » qui se tiendra à l’Ashmolean Museum d’Oxford en 2022, puis au Yale Centre for British Art en 2023.

  • 9 mai 2019 : Frédéric Regard/PACT (Sorbonne Université) : « Réception, genre, agency : autour de Judith Butler ».
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